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Il était une fois... un voyage, une rencontre qui passe

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18 novembre 2010

BIENVENUE !!!

Bienvenue sur ce blog qui a pour but de partager des récits de voyages afin de susciter chez les uns l'envie de partir, pour d'autres des idées et astuces de "stop", ou simplement pour rêver un peu...

Si quelques commentaires et opinions personnels transparaissent de temps à autres, ce blog n'a pas pour vocation de débattre sur des sujets politiques ou autres controverses. Il est cependant, un lieu d'échanges, alors n'hésitez pas à partager vos commentaires ou questions.

D'autres sujets me passionnant (sports de glisse, photos...) seront postés de temps à autres au fil de mes rencontres et coups de cœur...

Bonne lecture.



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14 novembre 2008

Les Revols T !

Rien de tel que se remémorer des moments agréables pour relever la tête quand celle-ci prend le chemin des profondeurs.

Retrouvailles françaises inattendues !!!

Des Restos du Coeur à l'ONU, on reste sur le même thème dans l'esprit, c'est là que je retrouve Agathe et Gasp.

De la visite de l'ONU je reste un peu frustrée de n'avoir compris que dalle au palabre de notre jolie et souriante guide pressée par les groupes suivants déjà prêts au portillon. Ma piètre oreille anglaise n'a eu d'autres choix que de capituler devant ses explications qui m'ont semblé de long gargarismes incompréhensibles !!!

Nous assistons cependant à un moment particulier et certainement unique : une réunion dans la grande salle de l'ONU, impressionnant !
La traductrice française ne semble cependant pas être du même avis vu le ton monocorde qu'elle emploie nonchalamment.   

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Manifestation pour la reconnaissance des Coréens New-Yorkais qui n'ont aujourd'hui d'autre terre d'asile que l'Amérique. Je discute un instant avec l'un d'entre eux mais si je comprend le message dans sa globalité, mon niveau d'anglais ne me permets pas d'appofondir, il me faut vraiment remédier à cela au plus vite !!!

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Début de soirée au 230 Broadway St, une des terrasses les plus réputées de NY surplombant la ville et offrant une vue inégalable sur l'Empire State Building !

Suprenant de jour...

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Tout simplement magique de nuit !

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12 novembre 2008

Moment en solitaire

Je roule à grande vitesse sur la piste cyclable de Riverside qui m'amène de la 79th jusqu'à l'extrémité sud de Manhattan. Du vieux rock à fond dans les oreilles, seule, insociable et cependant ouverte à chaque sensations nouvelles. Je profites de ce moment de légèreté qui n'appartient qu'à moi, je me sens libre un instant et je profite !
Pardon Laëti, je suis triste de constater qu'en étant moi, je peux blesser pourtant. Je sortirai de ma si hermétique "bulle" comme tu le dis ces jours prochains pour me rapprocher de vous à nouveau.

La visite du sud de Manhattan (Lower Manhattan) et ses incontournables, enfin, ceux que j'ai pris le temps de faire du moins, pour le reste, c'est le business des guides :

- Site du World Trade Center : le choc du vide là où se sont effondrées les tours. On a beau savoir, avoir suivi l'affaire comme tout le monde via la tv, ca fait quand-même tout drôle ! On sent encore l'ambiance de désarroi et de désespoir installé là.

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- la Chapelle Saint-Paul qui, pourtant à quelques mètres du drame n'a pas bougé et qui a pu servir de terre d'accueil lors du drame.

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- Brooklyn Bridge et Manhattan Bridge

Le pont menant à Brooklyn a été judicieusement agencé de tel sorte que les piétons puissent le traverser en passant au-dessus du passage destiné aux voitures. Certes, en terme de pollution, on a vu mieux... 

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- South Street Seaport

Tout mignon port à l'extrémité Est de Lower Manhattan, de là, la vue sur le Brooklyn Bridge est magnifique !!!

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Je n'ai malheureusement pas le temps de tout voir, et je passe trop vite devant le Tweed Courthouse, le Woolworth building et autres musées, parcs, etc.

J'ai muri au fil de mes voyages et je fais maintenant le choix de privilégier la qualité à la quantité pour ne pas tomber dans le piége du tourisme surfait. J'aime avoir un guide pour aiguiller mes déambulations mais une fois sur place, je préfére laisser mes pas (ou mes roues) choisir le chemin à prendre. Ne pas trop prévoir et se laisser surprendre...

De Battery Park, un ferry dépose sur Liberty Island que domine depuis 1886 sur son piédestal, la grande dame franco-américaine qui a donc réussi finalement...

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A bord du ferry, les langues se mélangent et se confondent dans un tumulte étourdissant. Ici un couple de francais qui semble un peu perdu mais visiblement plus fort à 2. Là, une famille espagnole avec une poussette guidée par un papa gateau, plus loin l'équipe de matelots réunis dans une joute de rires ostentatoires...
A qui est ce garconnet turbulent ? Pourquoi ce vieux monsieur a l'air si triste ? Depuis combien de temps ces amoureux ne se sont-ils pas lachés du regard ?

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Je suis seule mais je me sens bien, un brin de douce nostalgie envahissante lorsque je croise des familles animées par le simple bonheur d'être ensemble. Alors, je me rend utile en prenant les photos de ses touristes amoureux qui m'interpellent et je m'applique.   


11 novembre 2008

Subway bis

Quand les pensées sont parties loin, ou simplement que l'on est tête en l'air, un trajet en métro peut durer, durer... tard dans la nuit.
Heureusement à NY, les rames sont actives toute la nuit et pas d'inquiétude, les personnes mal intentionnées sont prévenues qu'il est interdit d'embêter les jeunes filles !
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10 novembre 2008

Harlem et Central Park

Déambulation en solitaire dans Harlem tôt ce matin.
Rien de tel que ses pieds pour découvrir le monde.
La ville se réveille après moi et c'est bon de voir le quartier se mouvoir doucement tandis que je l'observe discrètement.

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Je laisse le cynisme a la porte de l'église baptiste qui croise mon chemin.
Je décide de ne pas voir cette jeune fille qui baille, peut-être lasse du rituel dominical ou simplement affaiblie par un sommeil trop court.
Ni le régisseur son qui pianote sur son portable pendant l'office.
Encore moins ce groupe d'anciens qu'un sourire risque d'étouffer, et pour qui le tour opérateur n'a même pas pris soin d'offrir le temps nécessaire à la messe.

Je leur préfère le sourire blanc de cette opulente femme aux yeux généreux, et la transe du pasteur qui semble déjà bien loin. Transportée à mon tour je me lève, et je m'extasie sur les rythmes Gospel le sourire plein de larmes.

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Central Park le dimanche

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Ouvert officiellement en 1873, Central Park est le premier du genre aux Etats-Unis. Répondant à un besoin de nouvel espace au sein de la jungle urbaine, et sans doute aussi pour rassurer l'égo des New Yorkais qui enviaient les parcs londonniens et parisiens, ce parc de 340 hectares fait aujourd'hui le bonheur dominical des jogger, musiciens et artistes en tout genre évoluant aisément sous le regard amusé des touristes.   

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Pour ma première ballade dans le parc je choisi les rollers (qui sont d'ailleurs mon mode de déplacement préféré, la superficie de New York permettant ainsi de ne jamais prendre le métro en journée). Je me mêle facilement aux danseurs au Mall (qui n'en est pas un) et perds la notion du temps.

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7 novembre 2008

New York - 5:30 am

Quand le sommeil trahi et que l'esprit n'est que souffrance, certains trouvent leur exutoire dans les livres.
La lecture offre l'évasion salutaire pour les âmes blessées et moins évident que la fuite, se plonger dans l'histoire d'un autre détourne les démons intérieurs de leur travail.

Il me semblait approprié de reprendre la lecture de la vie de Martin Luther King racontée par sa femme Coretta. Je suis à New York et l'histoire qui s'inscrit aujourd'hui est un message d'espoir internationnal. Si 150 ans d'esclavage, de ségrégation et de discrimination ne seront jamais enterrés, si Obama n'est pas un célicole, et si Americain qu'il soit, il ne possède pas les superpouvoirs qui rendront le monde meilleur, l'espoir qu'il fait émerger dans les regards multicolors est digne d'un cataclysme planétaire. Ils ne se positionne certainement pas en rédempteur de l'humanité mais porte en lui la preuve des vissitudes des choses humaines.

14 octobre 2008

U.S.A. 2008 - un voyage découverte et artistique

Camps : Road Movie USA - cie Thales
Date : du 9 juillet au 1er aout 2008
Participants : 17 jeunes de 16 et 17 ans + 4 grands mickey
Thème : Projet artistique à la découverte de la Californie

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9 Juillet - Départ

11h, on s'envol.
Roissy sous nos pieds, je ressens comme à chaque voyage, un mélange de liberté et de crainte. J'aime cette sensation de l'inconnu. Je ne m'attend à rien, je suis donc prête à tout recevoir !

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Déjà de l'ambiance à l'aéroport.

Une 10aine d'heures plus tard, nous atterissons à Los Angeles pour louer nos vans. Oui, bon, on est aux States les gars, on va pas se déplacer en transport en commun non plus pour traverser 3 Etats. On s'la fait donc à l'américaine.

Enfin, les premières découvertes ! Une chose que j'apprécie particulièrement de faire quand je décrouvre un pays est d'aller visiter les supermarchés. C'est vrai, j'aime la bouffe, mais surtout, on y découvre tout un mode de vie, selon ce que l'on trouve dans les rayons, la symétrie des allées, le comportement du personnel, les yeux du caissier ou de la caissière... Ici, l'image de l'amérique correspond bien à ce que l'on nous apprend, tout est en format XXL, les rayons n'en finissent plus, les files d'attentes non plus.

De Los Angeles, nous avons directement filé en direction de Santa-Barbara, la 2ème découverte, pour rester dans l'effet consommation sera donc un subway qui nous remplit le bide de toutes ces bonnes choses que peuvent contenir un sandwich XXL (...).

L'ambiance anime déjà le groupe grâce au blog qui nous a réunit avant de partir http://roadmovies2008.ifrance.com/

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Pour notre première nuit, nous testons le classique :

un motel à quelques kilomètres de Santa-Barbara, ma meilleure nuit du séjour !




10 Juillet - On the road

Après un petit-déj "à la roots", nous prenons la route vers San-Fransisco (4h de route) et nous plantons les tentes dans le parc naturel à 40min du centre (camping Chabot Camp-ground). Le groupe se découvre, chacun cherche sa place dans un climat de tolérance qui annonce l'ambiance du séjour.


11 Juillet - Visite de San-Fransisco (merci Wikipédia : lien ici) - Californie

Fisherman, Alcatraz, cablecar, shopping, voilà le braimstorming de la journée. Je suis éblouie par le grandiose de cette ville. Le passage de la TV sur le ton des séries de mon enfance à la réalité est étonnant. Entre mer, nature, ville, quartiers à thème, je me demande déjà comment nous allons pouvoir tout découvrir en 3 jours (oui, je suis d'une nature optimiste... enfin, ça dépend ;-)).

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Nous nous limitons donc au quartier gay où semble régner un climat "peace, love and SEX" puis au quartier Hyppie, plutôt "peace, love and DRUG". J'avoue que l'idée d'avoir 25 ans dans les 70's ne m'a pas effleuré pour la première fois à San Fransisco mais n'a fait que renforcer le fantasme;-)

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Je suis un peu déçue par ce quartier qui me laisse une impression de déjà vu, mais quand-même, je suis à San-Fransisco là !










A lire pour les fans : les Chroniques de San-Fransisco d'Armistead Maupin.


12 Juillet

Un camp avec des jeunes nécessite un respect minimum du quotidien : lever, bouffe, activités/temps libre, veillées, etc. Tout doit être imaginé en commun, tout en préservant son autonomie = un fin mélange de tolérance, de respect, d'attentions, de découverte de soi.
Les jeunes l'ont bien compris et toutes les taches communes sont effectuées dans une simplicité surprenante. Heu, je suis censé bosser là ? Ah ouai, je suis payée pour ça en plus ! ;-)

Nos déambulations dans et autour de SF nous font partir tard vers Yosémite Parc, et c'est épuisés, vers 3h du mat que nous décidons de nous poser au bord de la route, ayant constaté qu'à 40km des 4 coins de la boussole, le paysage ressemble à celui où nous nous trouvons. Le choix est léger : le champs et ses taureaux (j'avoue que l'idée de me faire culbuter par un Taureau.... it's a joke !), ou la route et ses éventuels imprévus.... on pose la bache sur le côté !

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13 Juillet - Yosémite Parc - Californie
3h de sommeil suffisent pour de vaillants aventuriers tels que nous !

Une petite séance photo avant de repartir.

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Il nous reste encore quelques kilomètres avant d'entrer à Yosémite Parc, et là, sur la route, le paysage me subjugue !

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Nous plantons les tentes dans le parc national (camping Hodgdon Meadow) donc et suivons les consignes à la lettre : écologie, développement durable, une solution : pas de douche pendant ces prochains 3 jours (ça tombe bien, la dernière que l'on a prise date d'il y a 2 jours), cool, on va plus pouvoir se sentir ! Tous les produits alimentaires, solaires, tout ce qui sent bon en gros doivent être cadenassés dans des box en fer sous peine d'être victime d'une attaque d'ours, et surtout ! Ne pas donner à manger aux écureuils, cette bestiole que l'on trouve tellement Aaaadorable au premier abord et qui finissent rapidement par fuir à grand lancer de basket !

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Ici, on profite de la nature, et c'est bon.

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14 juillet
Au programme : courses, visite du parc, baignade, ancrage sur Glacier point...
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Un nuage nous suit depuis SF, omniprésent, je le sens virtuelement vivant. Comme pour nous avertir que le soleil nous protège pour l'instant mais que si nous ne savons pas profiter des bons moments au présent, la tempête peut intervenir à tout moment pour nous rappeler que les moments forts sont à saisir sur l'instant.

Le soir, nous présentons pour la première fois notre show : guitare, chant, jonglage, flamme, notre public américain semble sous le charme

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Pour plus d'info sur le Parc du Yosémite, c'est ici   ou


15 juillet - Death Valley - Californie
On the road again, direction Death Valley cette fois.
Après avoir traversé un des plus beaux parc du monde, nous être baignés dans un lac d'eau douce et fraiche entre 2 montagnes, nous être chamaillés dans le duvet de neige que recouvrait la route à la sortie de Yosémite, avoir jouer au cow-boy au passage à Bishop, ville western, nous approchons de Death Valley et nous apprêtons à passer sous le niveau de la mer.
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Pendant la descente, musique à fond dans le van, chacun vit son rêve. Je laisse mon bras à travers la fenêtre cuire doucement et constater la température augmenter à mesure que nous roulons.
Comme des mômes, nous nous arrêtons un instant pour profiter de tous les jeux que nous offrent les dunes de sable fin.

Il fait une chaleur à cuire un oeuf sur le capot du van, et pourtant, des hommes et des femmes ont décidé de dépasser leur limite en parcourant la vallée de la mort à pied : 135 miles en 60h. Un pari fou !
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Pour achever cette incroyable journée, nous posons nos serviettes au bord de la piscine de Furnace Creek. Si l'eau à 30° ne nous rafraichit aucunement, nous ne sommes pas pressé car la nuit prochaine se fera "à l'arrache". C'est donc toujours le moment pour répéter et afiner notre show.

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16 JUILLET - Las Vegas - Nevada


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Donc, nuit à l'arrache je disais...

... jusque 5h30 où il faut se bouger pour voir le lever de soleil d'un point de vue qu'aucun mot ne saurait décrire... Ancrage naturel !
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Faire un ancrage est une technique que m'a enseigné un de mes mentors d'adolescence, Phil (içi même directeur du camp) - il s'agit en version simple, d'enregistrer une image qui nous apaise, image qui pourra être retransmise par notre rétro-projecteur cérébral dans des moments moins paisible...

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Il nous est difficile de nous détacher de cette vision que la profondeur rend irréelle, pourtant, dans quelques heures, nous changeons de décors... en route pour Las Vegas !!!

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Me rendre à Las Végas n'a jamais été un rêve à réaliser, je ne crois pas avoir des rêves de ce genre de toute façon. Mais je dois avouer que mon premier contact avec cette ville "in the middle of nowhere" souleva chez moi des sentiments controversés. La violence de notre passage de la nature à la ville appuyant plus encore cette confusion de pensée.

Cité montée de toute pièce pour ammasser de l'argent, Végas est un gigantesque parc d'attraction pour adultes. Etant, je crois, quelqu'un de plutôt censée, pragmatique et ayant une presque parfaite connaissance de la recette d'une vie saine et équilibrée, je suis tout à son inverse, attirée par le "no control", la décadence et les abus (que je m'autorise peu). C'est cela que représente pour moi Las Vegas, et me délectant devant des oeuvres tel que Las Végas Parano (Hunter S. Thompson), Casino de Scorsese et autres Guy Ritchie, j'ai été presque déçue de constater que l'on n'assisterait pas à l'envers du décors.

Las Végas est devenue en surface, un énorme centre commercial pour touristes coincés et buisness man désespérés, célébrant le passage du costume cravatte à la chemise à fleurs et aux lunettes noires, d'une femme asservie aux putes assouvies , d'une vie formatée à un monde déchué.

Las Végas en quelques images :

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                                         Las Vegas, éternellement en construction

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Notre Casino, et ouai, c'est la classe ! Avec le Mac'do juste à côté en plus, super !!! On est trop content (ironie).

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Au paradis de la consommation, tout doit être en excès ! (mannequin : Mathieu ;-)

Je crois que je vais vomir .....

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                       Autant être clair !

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La Stratosphère : un tour de manège à 230m, le panard quand on aime ça et qu'est-ce que j'aime ça !!!

3 jours à Las Végas, c'est déjà trop. D'autant qu'en plein jour, le charme est rompu, tout parait plus faux encore. Je suis contente d'être venue, je le suis autant d'en partir, je ressens déjà la surdose de consommation, le besoin de lacher du lest !

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18 JUILLET - le Ranch - Utah et Arizona

Nous changeons d'Etat pour entrer dans l'Utah où nous attendent 3 jours où nous allons poser bagages (un mal nécessaire).

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Baignade dans le Lac Powel - vue de Scenic View - Arizona

Tiens ! Prends ça dans les yeux ! La magnificence du Lac Powel nous plonge dans la profondeur de son histoire...

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Ballade cow boy, rando, bouffe gastronomique (...) - Utah

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Un show tous les soirs !

Le temps n'existe plus. Mon corps s'adapte à un rythme sans tempo, pas de régularité dans les messages qu'il m'envoie. La faim vient, puis disparait.
Quel jour sommes-nous ?
Quelle heure est-il ?
Depuis combien de temps sommes-nous içi ?
Pour combien de temps encore ?
Je lache prise, déconnecte, ma dépendance aux aiguilles s'estompe.
Si la vie quot. n'avait pas lieu d'être, je sens que je pourrai changer de dimension...


22 Juillet - Monument Vallée - Arizona

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Monument Valley.... je reste sans voix.
Nous sommes hors du temps, retour aux premiers western initiés, non sans difficulté par Harry Goulding.

Tout est là, et ce qui me questionne et me touche le plus, ce sont bien sûr la présence des navajos, contraints de s'adapter encore sur leur propre terre qui ne leur appartient plus. On ne lit pas de chaleur dans leur yeux et encore moins dans leur sourire inexistant. Et, je resterai frustrée de n'être que cette sempiternelle touriste qui leur achetera quelques bijoux et autres participations mineurs à leur survie.

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Quelques milliers de grains de sable venus naturellement reproduire sur la fenêtre de notre van, la face au gros pif d'un voyageur de l'absurde.

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Pas de mot, juste des milliers de pensées fondues en une seule, l'absolu.

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Ils sont forts ces ricains !!! Ce qui semble être ne l'est pas toujours....

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Traditional Show !!!

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Last night à la belle...


24 Juillet - Grand Canyon - Arizona

Le grand Canyon, et bien, comment vous dire… c’est plutôt grand !

Encore une fois je me rend compte de la difficulté que représente la tentative de description d’un paysage. Oui…. Vous avez raison, le mieux est que je vous le fasse en image, pour l’histoire, je ne vais rien ré-inventer (quoi que ça me tenterai pas mal), aller donc lire ça.

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Voilà, alors le guide du routard à dit qu'il ne fallait pas passer à côté d'un couché de soleil là, et visiblement le message est passé ! Evidemment, ça casse le charme direct.


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Rando sur le « Bright Angel Trail », un des sentiers les plus populaires. Seule une bande de shimpanzés téméraires oseront faire la grande boucle = 5h de marche dont 3 en montée, elles auront presque eu raison de moi, j’ai fais ma première vrai crise d’astme et je n’ai rien à boire pour fêter ça !


 

27 Juillet - Retour à Los Angeles

C’était donc notre dernière rencontre avec la nature. Retour aux motels et à Los Angeles !

Les derniers jours d'un camp comme celui là sont les plus difficiles je trouve en tant qu'encadrant. J'ai épuisée pas mal d'énergie et j'ai tant donné que je deviens radine d'émotions. Je pourrai repartir de plus belle si on me laissait ne serait-ce que 2/3 jours seule, mais là, je suis fatiguée et je n'ai plus envie de donner. C'est le moment de prendre sur soi pour (faire) profiter des derniers moments avec les jeunes.

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L'heure du retour approche mais n'a pas encore fait son chemin dans nos têtes, c'est bon de rêver encore...

Le temps est compté, nous consacrons donc notre avant-dernière journée sur et autour de la plage de Miami Beach.

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4:00 pm et déjà bien atteint...                       Sans commentaire

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Et oui, les filles, Mitch existe vraiment, on est pas un magnifique cliché là ?!

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Premier test de mon nouveau joujou : la wave board, je pouvais pas rêver mieux pour me la pêter !

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La soirée sera chaude sur Hollywood Boulevard.
Pas grand chose à dire, c'est à voir, c'est à faire, mais juste de passage.

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28 Juillet - Six Flag Montain

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La dernière journée et pas des moindres !
C'est à Six-Flag Montain que nous l'a passons, un des plus gros parc d'attraction de Californie. Que des manèges à sensation: looping, vitesse, adrénaline, coeur qui bat à 1000, cheveux dans la gueule du gonz de derrière, bref, pour moi, juste du bonheur !!!


29 juillet
- Retour à Paris

Tout rêve s'achève, et le notre était si intense qu'il nous faudra plusieurs jours pour attérir.
Vivre ça quand on a 17 ans, c'est autant d'images et de moments gravés pour de bon.

Petits mots et larmes annoncent un retour difficile... Et puis, à chacun de retrouver ses repères, ses amis, son quotidien, sa vie ! Ce voyage dans quelques jours semblera bien loin, un souvenir auquel nous pourrons faire appel à tous moments.

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14 mars 2008

Nous sommes tous uniques

Si ça devait finir demain, des tas de choses resteraient inaccomplies.
Si ça devait finir demain, d'autres les accompliraient à ma place.

Si ça devait finir  demain, j'aurai dis aux êtres aimés combien ils comptent pour moi.
Si ça devait finir  demain, j'aurai dis aux êtres disparus combien je les aimais et l'impatience que j'ai de les revoir.

Si ça devait finir demain, j'aurai versé assez de larmes pour remplir une cuve de désespoir.
Si ça devait finir demain, j'aurai bénéficié de ma part de bonheur et appris à le partager.

Si j'ai la chance de ne pas mourir demain, j'utiliserai ce temps pour donner, recevoir, partager et vivre tout simplement.

17 février 2008

PENSEE....

Le savoir...
Celui que je peux toucher du bout des yeux et des oreilles.
Celui qui enclenche le mécanisme de mon moteur, mes réflexions personnelles, mes interrogations.
Il est dangereux, j'en suis pourtant constamment assoiffée.

La connaissance...
Celle qui ne saura jamais apaiser l'âme la plus curieuse.
Celle qui donne un regard nouveau sur la plus lointaine et donc la plus proche de ma vision.
Elle est ma drogue, mon oxygène et ma perte.
Je sais, et certaines découvertes m'en assurent, qu'elle n'apporte pas le bonheur car elle est la meurtrière de l'innocence.
S'il est vrai qu'il vaut parfois mieux ignorer, je ne peux m'y résoudre et me rend coupable de ma douleur.

L'ignorance me semble si vide , elle simplifie la chose mais à grande échelle, elle est un vide totalement destructeur car elle restera toujours à la merci de ses détracteurs.

Alors, si chaque jour il faut trouver un sens, j'avance la tête haute pour mieux capter dans chaque regard la porté de mes espoirs.

6 avril 2007

BURKINAFASO – MALI : Un voyage à travers la brousse et le Sahel

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DIMANCHE 20 FEVRIER 2005
Départ de CDG à 16h30, arrivée à Ouagadougou au Burkina Faso à 22h30 : 21h30 heure locale.

 

LUNDI 21 FEVRIER
DSCF0009Debout à 6h, autant prendre les bonnes habitudes dès le premier jour. Le départ tarde déjà, il faut dire que c’est très compliqué de faire du change. Bon, on est tout de suite dans le rythme Africain, patience……

C’est partie, Burkina, nous voilà ! Nous sommes équipés d’un 4x4, d’un camion 10 places non tout-terrain et d’un gros camion nourricier contenant à lui seul nos provisions, nos conteneurs à glaçons et à eau pour les douches. Nos bagages sur le toit (ça reste toujours assez comique d’en perdre un ou deux en court de route…), nous parcourons vite les quelques kilomètres de bitume nous menant plus profond dans les terres vers le reste de notre route qui sera faite de terre battue striée tout le long. Il est difficile de s’entendre dans le camion mais l’ambiance commence à prendre et on rigole bien. Jusqu’au moment où : le 1er pneu du camion nourricier éclate, suivi bientôt par un deuxième… Ca commence fort, on est directement mis au parfum !DSCF0078

1ère leçon : en Afrique, on sait quand on part (et encore…) mais on ne sait jamais quand on arrive.

1er arrêt à Kanya où nous déambulons dans le marché au cuir, premiers achats, premiers marchandages… bon, on est pas encore doués, c’est tout un art de marchander. Je trouve ça un peu gênant même quand on considère que ce ne sont que DSCF0028des produits artisanaux et que la valeur que l’on peut donner aux choses est tellement différente entre ici et chez nous. Mais ça fait partie des coutumes. Le marchand t’annonce un prix que tu divises par 3 et s’en suit une longue négociation, il descend un peu le sien, toi tu montes un peu mais pas trop, etc. Ca peut durer des heures selon ce que tu veux acheter et le prix que tu veux réellement y mettre mais avec un peu de patience, la transaction peut être vraiment très intéressante. Bref, il va falloir que l’on s’entraîne !


MARDI 22 FEVRIER
Première nuit dans la brousse, nous avons opté pour une nuit à la belle étoile, ceux qui ont peur des scopions ont préféré la tente.

Réveil : 6h30. Il faut se lever tôt pour profiter de la journée, dans 2-3h, il fera 45°, et la nuit tombera  (c’est bien le mot…) vers 18h.

Pendant la nuit, arrivés d’on ne sait où, des ribambelles d’enfants et jusqu’à la plus vieille génération nous entourent. UnDSCF0047 village se serait-il construit près de notre camp pendant que nous dormions ? Mais d’où viennent-t-il ? Il n’y a pas d’habitation à moins de 10 km alentour ! Ils restent là, regroupés, et nous observent… Curiosité ? Crainte ? Attente de notre futur départ pour récupérer nos « restes » ? Sans doute un peu de tout ça. Quoi qu’il en soit, c’est un sentiment bien étrange que de faire tous nos petits gestes quotidiens épiés par tous ses regards profonds. Le déjeuner n’a pas le même goût, je me sens comme un animal en prison mais sans la cage. Ils me semblent inaccessibles, au-delà la barrière du langage, il y a le fossé de la culture…

DSCF0048A notre stupéfaction, ce n’était qu’un début, pendant que nous levons le camp, ils se font de plus en plus nombreux. Autour de nous, ce sont des rires d’enfants qui nous sollicitent pour avoir un « bic », un « bidon » ou un « cadeau ». Oui, avec le sourire, on pourrait même croire qu’ils se moquent de nous, les blancs, les "êtres supérieurs" qui ne sont même pas capable de les comprendre… Un des jeunes de la colo tente de leur donner quelques stylos mais c’est la ruée ! Tous les enfants se précipitent et se bousculent pour en tenir un entre leurs mains et ici, c’est la loi du plus fort. Le petit garçon de 4 ans aura raison sur celui de 2 ans, celui de 10 sur celui de 4, etc. Si l’on donne quelque chose à un petit, c’est un plus grand qui s’en emparera et qui décidera de le garder pour soi ou de le distribuer. Pour nous, c’est difficilement supportable, il faut partager ! Mais comment partager un bic pour 5, 10 enfants ?DSCF0043

On est pas au bout de nos peines, si l’on peut dire, car pour notre premier bivouac, ce terrible choc que nous observerons chaque matin de notre séjour, nous glace le sang : sitôt le camp rangé, tous les enfants se précipitent sur nos poubelles et les dépouillent en se bousculant pour obtenir le moindre morceau de quelque chose. Ce quelque chose, qui pour nous, est tout a fait répugnant. Et encore une fois, ils repartent chargés de leurs trouvailles, avec le sourire…


DSCF0058BANI : Un homme du village, un des seuls parlant le français, nous mène jusqu’à la mosquée en terre séchée. Les 100 piliers qui la soutiennent n’ont pas résistés à la dernière saison des pluies et une partie c’est effondrée lourdement.

L’Afrique, par son histoire, est le pays des voyages, où rien n’est fixe. La population a toujours bougé et changé de terre en fonction des catastrophes qui les ont pourchassées : la colonisation et ces centaines de milliers d’esclaves contraint de quitter leur terre d’origine pour ne jamais y revenir, les sècheresses et la famine qui les ont tant de fois forcés à chercher des territoires plus fertiles pour survivre. Toute cette mouvance fait de l’Afrique d’aujourd’hui un continent où des tas d’ethnies, au langage, aux traditions, à la culture différente, se côtoient. Pas simple l’affaire… Bref, on y trouve donc des musulmans ou des chrétiens, des animistes aussi, parfois, ils peuvent être les 2 à la fois. Mais ils semblent pourtant vivre en relative harmonie. Dans certaines régions, on voit même deux ethnies différentes être voisines et vivre en paix sans se côtoyer (voir le lundi 27 février).

 Le prophète Mohammed nous invite dans sa case, il souhaite nous parler. « Ibay, Ibay » (pardonnez l’orthographe), les plus âgés effraient les enfants pour nous laisser entrer et offrir à nos oreilles la voie du prophète et de son traducteur. Ils sont 2 dans la case parmi la 10aine d’hommes se trouvant là à parler et comprendre le Français, dont l’un écrit sur un cahier d’écolier, il m’intrigue car son visage reflète une grande intelligence et une soif de savoir mêlée à un regard si triste, si soumis…

Je bois les paroles du prophète dans l’espoir qu’il pourra nous apprendre des choses, nous expliquer pourquoi nousDSCF0064 sommes richesse et eux pauvreté. Mais je ressort un peu déçue, bien que très émue pas son message. Oui, c’est nous qui façonnons le monde de demain, nous, les jeunes (mais si, j’en fais encore partie…). C’est nous qui désamorcerons les grenades que nous avons dans les mains. Mais de là à suivre le chemin qu’a tracé Allah pour nous… A chacun ses croyances, à chacun ses interprétations. Très étonnée, je constate qu’ils considèrent l’homme blanc comme un être supérieur, vecteur de progrès, moi qui me sens ici, comme une petite fourmi… Il paraîtrait même que des milliers de prophètes parcement les cieux à la création du monde, les 243 premiers à être descendus sur terre étaient blancs. Je reste septique… De son message je décide de ne retenir qu’une chose principale : il faut chercher le bien pour être en total harmonie avec soi-même et aller de l’avant.

Avant de partir j’échange quelques paroles avec le jeune homme au cahier, nous avons la même opinion malgré tout ce qui nous sépare : l’homme est sans cesse partagé entre le bien et le mal, chacun choisit son camp… 

Nous reprenons la route mais sommes rapidement stoppé à nouveau. Pour la 3ème fois en 2 jours, un pneu du camion nourricier a littéralement éclaté ! Nos chemins se séparent donc et nous continuons sans lui notre périple vers GORUM GORUM. Nous sommes accueillis par un barrage de police permanent. Le contrôle des passeports prend le temps nécessaire puis nos guides nous amènent jusqu’aux dunes d’OURSI. Nous voici d’un coup de baguette Vaudou projetés dans le désert ! Des enfants nous entourent à nouveau et nous font vivre un moment magique de réel partage cette fois, car nous jouons avec eux dans le sable.

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2ème leçon : les choses les plus simples sont souvent les meilleures.


MERCREDI 23 FEVRIER
Une panne et une crevaison plus tard… nous reprenons la route vers Djibo en passant par Arinbinda où nous découvrons des gravures rupestre

Par chance, il y a une auberge de jeunesse à Djibo ! Heu, bon, celle là, elle ne doit pas être classée. Les locaux sont tellement délabrés, les matelas tellement « gatés », les chambres tellement infectées d’insectes en tout genre que nous optons pour une douche en espadrille et une nuit à la belle étoile.

 

DSCF0152JEUDI 24 FEVRIER

Au réveil, une surprise nous attend... Autour de nous, des vautours se pavanent dans une danse majestueuse. Si leur gueule est assez effrayante, leur façon de tournoyer est plutôt hypnotisante. Visiblement nous ne sommes pas leur cible, ouf !

Le camion nourricier, lui, ne se montre toujours pas, serait-il de mise avec les vautours ? (…)

A OUAHIGOUYA, nous nous arrêtons à l’ASED, l’orphelinat où nous allons passer un moment inoubliable. Le contact se fait très vite, nos jeunes vont à la rencontre des enfants de l’association et déjà, un climat d’échange se dessine. Je m’atèle à la cuisine avec les animatrices qui, à ma grande surprise, découvre la recette du taboulé. Elles en profitent pour se moquer de ma façon de cuisiner  « à l’occidentale », mais je n’en ai que faire et Manu et moi les taquinons à notre tour en leur montrant que l’on peut faire une sauce avec de la moutarde… La bonne humeur est de la partie et c’est avec allégresse que les enfants partagent leurs jeux et leurs chants avec nous. Nos émotions nous submergent car malgré les sourires qui marquent les visages de ces enfants, comment ne pas avoir conscience que leur avenir n’est qu’incertitude. Bientôt, nous seront rentrés chez nous, entourés des proches aimants et de notre confort matériel. Eux, seront encore là, plein de l'espoir d’une vie meilleure. 
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Le camion ne pointant toujours pas le bout de son pare-choc nous décidons de passer la nuit dans l’annexe de l’orphelinat, une petite maison nous offrant douche et terrain pour planter le camp. Quelques enfants nous rejoignent, les plus grands nous ont concocté du riz gras accompagné d’une sauce au poisson.


DSCF0202VENDREDI 25 FEVRIER :    LE MALI
Le paysage change radicalement !
Du Burkina, son paysage alternant entre sécheresse et dunes de sable, ses villages en terre et ses cases surmontées de chapeaux de paille en pointe ; au Mali, ses falaises ressemblant à des minis canyons, ses champs verdoyants de plantations d’oignons, ses magnifiques cases à Palabres aux piliers sculptés par des mains expertes et aux gigantesques toits en tige de mil s’élevant jusqu’au ciel. Ces cases à Palabres sont réservées aux discussions masculines et aux « tribunaux » du village, c’est là que tout se règle. Mais en tant normal, seuls les hommes s’y prélassent.

Au Mali, les visages aussi sont différents : le squelette de la tête est marqué par une mâchoire avancée surplombée de grandes dents et des signes tribaux encrés dans leur cou, leurs lèvres, leurs oreilles donnent aux peuples Maliens une caractéristique particulière.

La pauvreté et le sous-développement semble plus marqués encore, surtout dans les villages situés au milieu de la brousse et dans les grandes villes, les enfants sont moins oppressants bien que toujours demandeurs et on rencontre moins d’adeptes de la langue française, ce qui rend l’échange encore plus difficile.

DSCF0223Nous nous arrêtons dans le désert à la rencontre d’une population en pleine activité. 2 puits séparent les hommes des femmes et chacun travail sans relâche. Les hommes et les garçons tirent l’eau du puit à l’aide d’un dromadaire tandis que les femmes usent de leurs bras dans un tumulte des langues.

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Nous poursuivons ensuite notre route jusqu’à un village dont nous ne pouvons qu’admirer l’architecture. Le chef du village tente de négocier le prix des photos, nous décidons donc de ranger nos appareils.

Le tourisme blanc laisse des traces où qu’il passe… Nous profitons ici de la plus belle case à Palabre de la région pour enrichir notre culture de l’histoire du peuple Dogon. 

Ce soir, le bivouac se fera à 30 minutes des falaises de Bandiagara, toujours entourés de notre public qui se renouvelle sans cesse. Je constate une fois de plus le « pouvoir » des blancs en observant Maurice (notre responsable prestataire) faire régner l’ordre en traçant une ligne sur le sol avec son pied que les Maliens n’osent franchir… Mais j’ai aussi compris une chose qui calme ma révolte contre la suprématie blanche : c’est un mode de fonctionnement ici. Comme je l’ai dit tout à l’heure, le plus vieux règne sur le plus jeune et même entre eux, les noirs sont très autoritaires et n’hésitent pas à brandir la baguette pour mettre de l’ordre. Sans doute des restes du colonialisme…


SAMEDI 26 FEVRIER  -  PAYS DOGON
La journée s’annonce sportive : après quelques 60 minutes d’attente habituelle (à l’ordre du jour : problème électrique sur le camion nourricier) le sable nous montre qui décide ici, et c’est, toujours avec bonne humeur que nous lui prouvons que l’union fait la force. « Les Blancs » : 1 / le sable : 0. Non mais !!!DSCF0244

Nous découvrons le peuple Dogon à Banani accompagnés de notre guide, Abdoulaï. Village dans les falaises, nécropoles, tortue et serpent sacré, cases à Palabre strictement réservées aux hommes, case du sorcier… Tout ici est prétexte à tradition et on sent, malgré une population au mélange musulman et chrétien, un fort ancrage des croyances animistes. On est vraiment dans une autre dimension !

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     Grenier à grains              Nécropole             150 ans d'âge !!!

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DIMANCHE 27 FEVRIER
Festival des Masques Dogon.
La sortie des masques Dogon, quel privilège ! Malheureusement, aujourd’hui c’est plutôt Zombie party, au menu : nausée, mal de ventre et diarrhée… Je vous passe les détails...
Malgré tout, la fête bat son plein : défilé de chasseurs Dogon accompagnés de leur effrayante Hyène, et les magnifiques masques et costumes Dogon venus des différentes contrées du pays. Leurs danses sont envoûtantes et il y a presque plus de participants que de public.

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(voir plus de photo dans l'album Bukina-Faso/Mali  - février 2005)

LUNDI 28 FEVRIER - DJENNEDSCF0345Pour aller jusque Djenné, il faut passer le bac pour traverser le Bani. Pfff, moi je l’ai déjà le bac, depuis longtemps même. Ah non c’est pas ce bac là, pardon…
Non, il s’agit ici de pirogues géantes sur lesquelles on passe les voitures et les camions pour traverser le fleuve du Bani. Nous en profitons pour faire nos petites affaires (on a bien compris l’histoire du troc depuis que nous sommes au Mali).

Nous arrivons à Djenné sous une chaleur vraiment pesante et l’eau de nos gourdes est chaude. Pour ne rien arranger, nous sommes en retard sur le planning et nous devons faire vite pour visiter cette magnifique ville qui aurait mérité qu’on l’honore en y restant un jour ou 2. Djenné est très typique, on dit que c'est la petite sœur (jumelle) deDSCF0341 Tombouctou. Les maisons sont faites de Banco (un mélange de paille et de terre) et régulièrement (tous les 2-3 ans), les habitants travail le Banco dans des grands trous au sol de la taille d’une empreinte de dinosaure (genre j’ai déjà vu un dinosaure…) et en recouvre leurs maisons d’une couche supplémentaire en   
prévision de la saison des pluies. On retrouve à Djenné 2 types d'architectures : marocaine et soudanaise.

DSCF0346Pendant que nous traversons le marché, l’odeur forte du banco se mêle aux milles odeurs des épices, des peaux, des fruits et des légumes et nos narines s’emplissent de ces senteurs propres à l’Afrique. Que c’est bon ! (enfin, pas pour tout le monde, pauvres petits estomacs retournés…).

Djenné, peut-être nos chemins se croiseront à nouveau un jour…


En attendant, nous voici à Mopti. Vite dans la pirogue avant que la nuit ne tombe. Nous accostons dans un village deDSCF0365 pêcheurs, les Bozo. Puis, nous passons du Bani au Niger pour rendre une petite visite à 2 ethnies voisines mais qui ne se côtoient pas pour autant (ah ben voilà, il n’y a pas chez nous qu’on ne parle pas à ses voisins) : des Touaregs et des Bozos je crois. 

C’est tout ce que nous verrons de Mopti, juste l’envie d’y revenir et c’est déjà pas mal.


MARDI 1 MARS
La fin de notre voyage approche...
De retour à Ouaga, nous sommes acceuillis dans une école publique, on peut se demander qui des enfants ou de nos jeunes sont les plus intrigués. Nous sommes agréablement supris de la rigeur avec laquelle sont donné et suivi les leçons. Et dans la cours de récréation, les cris des enfants nous rappel que partout dans le monde ils en sont l'avenir...

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Il était une fois... un voyage, une rencontre qui passe
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